Miranda, Bruxelles, Belgique

Alessandro et Maria nous régalent avec une cucina povera qui célèbre les traditions paysannes de l’Italie rurale et des plats surprenants de leur Basilicate natale. Un gros coup de saveurs pour cette Italie en version originale.

On a rencontré Alessandro et Maria (ils sont frère et sœur), il y a quelques années, juste après l’ouverture de Miranda en 2016, rue du Page, dans le quartier animé du Chatelain à Ixelles. Depuis, on n’a cessé d’y revenir. Et d’y revenir encore. Un bon signe, non ?

Ce qui fait la différence ?

C’est simple : Miranda n’a rien du restaurant italien traditionnel. Ici, on parie sur des associations audacieuses, comme les aubergines violettes de Sicile, le chocolat et la menthe (pour une version salée d’un vieux dessert de la côte amalfitaine) ou encore, sur le fameux peperone crusco, un poivron séché typique de la région de la Basilicate (le sud de la Botte) qui se mange comme des chips ou qui, réduit en poudre, sublime des sauces et même des desserts. Bref, c’est une Italie qui sort des sentiers battus.

Le chef, Alessandro, vient de la Basilicate et a grandi dans la cuisine de sa mère, la meilleure école qui soit. Son crédo ? La cucina povera, littéralement la cuisine pauvre, une véritable ode aux traditions paysannes de l’Italie rurale, à propos de laquelle Maria, en salle, est également intarissable.
Et si frère et soeur rendent un bel hommage à leur région (les raviolis maison farcis au fromage caciocavallo aromatisés à la réglisse sont juste à tomber), ils ne se limitent pas à ça. Le chef aime jouer avec toutes les saveurs de l’Italie, à l’instar de cette réinterprétation salée de la sfogliatella, un dessert napolitain.

On y retournera sans hésiter pour les pâtes calamarata au ragoût genovese, accompagnées d’un bon vin d’un petit producteur de la Basilicate. A très vite.

Photos: ©Miranda, Bruxelles.

www.mirandacucinaitaliana.be


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