« Ceci n’est pas une bière », annonce la carte du Petit bon bon. Et effectivement, cette bière en trompe-l’œil cache un cocktail à base notamment de whisky et de citron. Dans la croquette au fromage, exit le parmesan et le comté, et place à un roquefort audacieux. Les huîtres? Elles se déclinent façon Expo 58, gratinées avec des épinards et du champagne ou réinventées avec du raifort et de la vodka pour un twist original. Le vol-au-vent, grand classique du bistrot, joue la carte de la tradition, se marie avec du ris de veau ou se lance dans une fusion terre-mer avec du poulet fermier et des écrevisses. Et bien-sûr, les frites maison sont cuites à la graisse de bœuf. Côté desserts, créativité ludique encore avec « Ceci n’est pas une gaufre » qui invite à déguster un croffle, un croissant passé au gaufrier.





Ce qui fait la différence ?
La carte change régulièrement, mais la mission de Christophe Hardiquest, chef étoilé à la tête de Menssa et ex-doublement étoilé de Bon Bon, reste la même : réinventer les classiques de la brasserie belge avec une approche créative et décalée. Cette cuisine ludique et moderne se démarque sans aucun doute de l’offre bistrotière bruxelloise, mais elle mériterait un service à table plus personnalisé.
Le Petit bon bon, bistrot à l’élégance assumée, de bois et de cuir brun vêtu, a un autre atout dans sa manche. Situé au rez-de-chaussée du Corinthia Grand Hôtel Astoria Brussels, un 5 étoiles sup’ ouvert en décembre 2024, il bénéficie de deux accès : un premier rue Royale, l’autre via l’hôtel. Un prétexte idéal pour découvrir la rénovation spectaculaire de ce mythique hôtel après 17 ans de sommeil, et pour s’offrir une pause thé au Palm Court, cette salle de bal restaurée à l’identique, véritable bijou du patrimoine belge.


Photos : © Servane Calmant

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