Membre des Maisons Pariente (clan hôtelier qui compte déjà Lou Pinet à St-Tropez et le Grand Mazarin à Paris), Le Coucou joue les gros calibres à flanc de montagne. Ce chalet monumental de 55 chambres et deux appartements privés, étiré sur dix étages, pourrait facilement sombrer dans le tout-folklorique. Très peu pour l’architecte d’intérieur Pierre Yovanovitch. Ce Parisien est allergique au pastiche. Plutôt que de singer le chalet de carte postale, il préfère la friction des styles : les codes alpins passent à la moulinette contemporaine, légèrement de biais. Dans les espaces communs aux volumes XXL, des suspensions en verre jouent les glaçons géants, la moquette esquisse des flocons graphiques, le mobilier chiné taille la bavette aux pièces sur mesure.





Et puis il y a la terrasse. Panoramique, spectaculaire, probablement la plus belle de Méribel. Un balcon grand angle sur la vallée, pris d’assaut à l’heure du déjeuner par une faune bien décidée à voir et être vue. On y teste le tout premier Beefbar d’altitude, signé Riccardo Giraudi. Wagyu australien, bœuf de Kobé japonais : la carnassière en nous a trouvé son terrain de jeu. Cuisson chirurgicale, plaisir maximal.




Le lendemain, virage à 180 degrés. Au huitième étage, Le Fumoir change de partition. Micro-adresse, ambiance feutrée, dévotion totale à la fondue et à la raclette. Pas de chichi, du fromage qui file, des assiettes qui se resservent, et des joues qui rosissent. Simple, efficace, réjouissant.
Pour achever la démonstration, une piscine intérieure-extérieure qui défie la neige, un spa qui remet les compteurs à zéro et des soins Tata Harper pour polir l’ensemble. Le Coucou : la montagne version grand spectacle, sans le moindre flocon de cliché.




Photos@LeCoucou

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