Maxime Grell et Ludovic Chevalier, deux jeunes entrepreneurs qui n’avaient clairement pas envie de faire les choses à moitié, ont lancé Nonante Folies avec une excellente idée en tête : placer la cuisine belge au centre de la table. Résultat ? Une première brasserie nommée avec un certain aplomb Boemvol – plein à craquer, en bruxellois. La suite ? Une deuxième enseigne qui devrait débarquer à Ixelles en septembre.
Intriguée par le projet, on a poussé la porte du premier Boemvol. Qui vise haut. Bâtiment classé de près de 500m2, 140 convives à l’intérieur, 60 en terrasse avec vue imprenable sur la Bourse. Et pourtant, le lieu se veut sans chichi …




Côté déco, Boemvol ne joue manifestement pas la carte de la brasserie plan-plan et voit la vie en couleurs : velours orange sur les banquettes, rouge amour au bar, comptoir à manger tendance… Du style, du caractère, mais sans renier l’essentiel : les discussions qui s’entremêlent et les verres qui s’entrechoquent. Le tout manque évidemment de patine, de marques du temps, mais ça viendra…
Et dans l’assiette, ça raconte quoi ? Pas de trahison non plus côté cuisine : ça sent bon le terroir de chez nous – cervelas de la ferme Magerotte à Nassogne, américain à la Rouge des Flandres de Dierendonck, carbonade à la bière brune et pain d’épices … Mais Boemvol s’autorise aussi quelques écarts bien sentis, comme un vol-au-vent veggie aux boulettes de céleri rave.
Confort-food à fond, assiettes généreuses – tendres kusjes pour ceux et celles qui en viennent à bout – et propositions savoureusement régressives : pêche au thon comme chez tante Annie, boudin blanc pour éponger une bonne cuite, brioche perdue saupoudrée de vermicelles Kwatta ou encore le fameux ballotin de pralines qu’on offre à nènène à Noël.
Belge, gourmand, joyeux, et totalement décomplexé.





Photos : ©Servane Calmant

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