Plantée à Overijse, l’adresse conserve un statut à part dans le Brabant. Faut dire qu’Alain Deluc, chef-propriétaire à talent, avait poussé la maison jusqu’aux deux étoiles Michelin. Puis, faute de repreneur, le rideau tombe en 2018. La maison tente un retour en 2022. Mais la formule, version Dubaï-bling-bling, ne prend pas — euphémisme. Nouvelle fermeture.
Juin 2026 marque donc un nouveau départ. Le Barbizon passe sous la houlette de Delphine Roberti de Winghe, déjà à la tête du Corbier, à Bruxelles. Aux fourneaux, même chef de confiance : Olivier Chanteux, qui partage désormais son temps entre les deux établissements. Et comme le Corbier ferme chaque été — privé de véritable terrasse, il baisse le rideau de la mi-mai à la mi-septembre —, c’est désormais ici que tout se joue pendant les beaux jours.





Il est vrai que le Barbizon possède quelques arguments difficiles à concurrencer : une vaste terrasse et un grand jardin qui donnent envie de prolonger le lunch jusqu’au dîner. À l’intérieur, Gerald Watelet signe une décoration dans la lignée du Corbier : couleurs chaudes, papiers peints, coussins aux accents exotiques. Elégance.
Dans l’assiette, pas de révolution ni de poudre aux yeux. Le parti pris est celui d’une brasserie assumée, réconfortante et bien exécutée. Croquettes aux crevettes grises, ravioles de homard, porc ibérique, côte à l’os, vol-au-vent, sorbet Colonel : des classiques sans complexe, servis dans un esprit à la fois soigné et convivial.
Et pour ceux qui craignent que la campagne ne s’endorme trop tôt, un DJ est annoncé les vendredis et samedis soir. De quoi prolonger le plaisir : Le Barbizon accueille aussi le dimanche midi.





Photos ©Barbizon sauf 3 et 8 @SC
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