Depuis Bruxelles, il faut quitter la E411, prendre les petites routes et s’enfoncer dans l’Ardenne, jusqu’à Herbeumont, où le Domaine de Waillimont étire ses 25 hectares entre Bertrix et Neufchâteau.
Notre voiture s’arrête à l’entrée. Elle restera sur le parking, près de la réception, comme une concession laissée au monde extérieur. Le Domaine, lui, se parcourt autrement. A pied évidemment, en cuistax ou en barque aussi. Deux moyens de transport silencieux, presque ludiques, qui imposent un autre rythme …





Racheté en 2018 par la famille Boreux — déjà aux manettes de l’Auberge de Rochehaut —, le Domaine de Waillimont impose son décor : au milieu, la Vierre coule tranquille, alimente un vaste étang et donne au paysage son tempo.
2021, les Boreux y plantent les Lodges de la Vierre : 14 refuges (pour 2 à 6 pers.) posés sur pilotis, au ras de l’étang, jouent les cabanes modernes chic, entre ciel, eau et forêt. Dedans, tout est bois, grandes baies vitrées et confort cinq étoiles : jolie vaisselle, plancha, douche à l’italienne, poêle à bois pour les soirées d’hiver, literie qui donne envie de prolonger la grasse matinée… Une grande terrasse fait le trait d’union avec l’étang : chaises longues pour paresser, zone barbecue pour les envies de grillades, spa privatif pour profiter des bulles.
Chaque matin, dès 8h30, un solide petit déjeuner débarque avec son champagne, déposé sur un banc devant le Lodge. La classe.
Sur l’eau, les cygnes et les canards assurent l’animation. Le reste du programme est laissé à votre discrétion. C’est même le principe : ici, on ne vient pas faire quelque chose, on vient chercher la sensation, devenue presque luxueuse, de décrocher.





Le soir, on file à L’Épisode, la table gastronomique du Domaine, sacrée meilleur restaurant de lunch de la province de Luxembourg. Quatre temps pour notre menu La Saison (68 euros) et un fil rouge : le potager, et cette façon bien sentie de faire passer le jardin de l’assiette à la bouche.
Médaillon de lieu jaune, sauce lactée aux plantes aromatiques du jardin ; joue de bœuf confite douze heures et son jus à la bière brune de Rochehaut ; pluma de porc sauce aux poivres exotiques et cassis et tombée de bettes du jardin ; fraîcheur d’abricot en différentes textures.
Des assiettes généreuses, gouteuses, gourmandes, des cuissons au poil, des légumes et herbes qui jouent les premiers rôles. C’est savoureux, précis, franchement réconfortant. Et côté salle, service avec le sourire, sans chichi ni cirque. Bref, une cuisine qui ne cherche pas à épater la galerie mais préfère régaler. On salue et félicite Jordan Boreux, le chef, pour cette partition bien troussée, puis on regagne notre Lodge. Un dernier salut au cygne malicieux, un autre aux canards, et au lit !
Et chapeau, au passage, pour la tenue impeccable du site, des abords jusqu’aux jeux pour enfants : ici, rien ne dépasse, sinon la nature.









Photos ©Servane Calmant sauf 1@Equinox
https://www.leslodgesdelavierre.com

Laisser un commentaire