Grand Hotel Les Trois Rois*****, Bâle, Suisse

À Bâle, le Rhin ne fait pas tapisserie, il donne le tempo. Dès que les beaux jours arrivent, on s’y presse : baignade, terrasses, conversations qui s’étirent. Dans les ruelles médiévales, ça fourmille de badauds. Les galeries bouillonnent. Planté sur la rive gauche du Rhin, le Grand Hotel Les Trois Rois en impose d’emblée. Meilleur hôtel urbain de Suisse 2026/27, hôtel de l’année 2026 selon @die101bestenhotels, trois Clefs Michelin. Sacré palmarès. Faut dire que ce palace 5 étoiles a vu passer Napoléon, Voltaire, Picasso, Dickens, Wagner, Chagall… Et nous, donc.

La première mention des « Trois Rois » remonte à 1681, c’était alors une auberge. Au XIXe siècle, l’adresse change de dimension : rénovation, montée en gamme, nouveau nom — Grand Hotel Les Trois Rois. Trois siècles plus tard, le palace joue sur deux tableaux : patrimoine XXL et luxe contemporain.

Côté table, le Cheval Blanc de Peter Knogl affiche trois étoiles Michelin et 19/20 au Gault&Millau. La Brasserie Les Trois Rois, elle, fait dialoguer classiques suisses et français et accueille des petits-déjeuners gargantuesques avec vue sur le Rhin.

Ouvert en septembre 2025, le Banks, le nouveau restaurant de l’hôtel, occupe l’ancienne salle des guichets de la banque — d’où son nom. Décor théâtral grandiose, assiettes franco-japonaises. L’expérience est séduisante, même si la cuisine, trop consensuelle, manque de nerf.

Enfin, le bar, feutré à l’intérieur, ouvert sur le Rhin en terrasse. On y commande un cocktail, on regarde passer les bateaux. Incontournable.

La nuit se fait câline : 62 chambres, 20 suites. Et, évidemment, les plus désirables sont celles qui donnent sur le Rhin. Côté rue — c’est la nôtre — , la vue perd forcément un peu de son panache !

Du reste, Les Trois Rois assume le grand hôtel à l’ancienne : mobilier ancien, étoffes raffinées, teintes jaunes, vertes ou bleues assumées, détails historiques. Une élégance de palace européen, avec juste ce qu’il faut de XIXe siècle pour rappeler l’ADN de la maison. Les suites, elles, prennent un virage plus contemporain : alcôves rouge profond, acajou, plafonds brillants.

Au dernier étage, le spa Seijaku change d’ambiance. Japonisant, minimaliste, presque monacal. Bois foncé, murs en argile, tatamis, panneaux de papier : ici, on laisse le bruit de Bâle au rez-de-chaussée. Sauna, hammam, bassin froid, shiatsu et salle de méditation complètent le tableau. Une parenthèse zen avec le Rhin, toujours, en ligne de mire.

Les Trois Rois, le genre d’endroit où l’on aimerait oublier l’heure du check-out…

Photos ©Servane Calmant sauf 1, 8 et 11 © Grand Hôtel Les Trois Rois. Dernière photo : Olivia Pulver.

https://www.lestroisrois.com/fr/

https://www.facebook.com/GrandHotelLesTroisRois

https://www.instagram.com/grandhotellestroisrois/


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