On a beau vouer un culte au miso et aux nouilles ramen riches en umami, il arrive un moment où l’on rêve simplement d’une bonne brasserie. Une vraie. Avec ses croquettes crousti-fondantes, son poulet rôti qui parfume la salle, son américain monté à la minute, sa côte à l’os de compétition et sa tarte aux pommes encore tiède. Une cuisine qui régale autant qu’elle rassure. Et cette adresse-ci a plus d’un argument dans sa manche pour nous y faire revenir.





Parlons décor. Du dehors, d’abord : la Brasserie de la Patinoire déroule l’une des plus belles terrasses de la capitale. Une bulle de verdure, loin des klaxons et de l’agitation urbaine, avec le Bois de la Cambre en toile de fond et les oiseaux en bande-son. Franchement, difficile de proposer mieux à Bruxelles d’autant que, depuis six ans, un banc d’écailler a pris ses quartiers sous la terrasse couverte, pour le plus grand bonheur des amateurs d’huîtres, de crustacés et autres plaisirs iodés. Derrière le comptoir, José Gomez (titré Meilleur écailler de Belgique), 35 ans d’expérience au compteur. Respect.
Dedans, ensuite. Changement d’ambiance mais même pouvoir de séduction. Charme bourgeois so british et confort assumé : moquette tartan, banquettes en cuir cognac patiné, bar chaleureux… Et une cave à vin planquée derrière une vitre fumée qui aligne quelques flacons de prestige, de Sassicaia à Château Latour. En revanche, la proposition de vins blancs au verre ne casse pas trois pattes à un canard.



Dans l’assiette ? Du réconfort. On se laisse porter par les conseils enthousiasmants de Simon, chef de salle en place depuis un an. Fondus au fromage ou croquettes aux crevettes grises, 100 % maison. C’est un mix des deux qui l’emporte. On savoure.
La carte aligne quelques plats minceur et pâtes, mais c’est notre fibre carnivore qui prend le dessus : filet pur (250 g) pour nous, entrecôte irlandaise (350 g) en face. Cuisson saignante au poil, béarnaise et poivre gris crème en appoint. On n’a que le plaisir que l’on se donne.
Arrive la douceur : tarte fine aux pommes, tiède, et glace au lait d’amande. Un classique maison qui se déguste sans effort, et qui a même le chic de revenir l’après-midi, la brasserie jouant aussi les tea-rooms quand l’envie de sucré pointe le bout de son nez.
En bref, un cadre qui donne envie de prendre son temps. Une carte alléchante. Des promesses tenues. On y retourne dimanche prochain pour le vol-au-vent de poularde.




Photos ©Servane Calmant sauf 1 et 2

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